Fatigue après l’opération

Quand j’ai écrit la première version de ce blog, j’ai oublié le problème essentiel que l’on ressent après une opération : la fatigue.

J’ai parlé de problème de concentration, de vision… mais je n’avais pas encore compris que tout cela est lié ou entraîne un état de fatigue qui a été parfois vraiment difficile à surmonter. Mon médecin m’a parlé d’asthénie.

Cette fatigue a eu chez moi plusieurs paliers :

  • le 1er entre 1 et 2 mois après l’opération, dû à l’opération elle-même mais aussi à l’anesthésique, qu’il faut d’après ce que j’ai compris, éliminer (6h d’opération, c’est long…). Durant cette phase, je pense que les symptômes les plus flagrants étaient surtout la concentration, les problèmes de vision, les difficultés pour me déplacer, pour être devant mon écran d’ordinateur …
  • le 2ème quand j’ai repris le travail, au début du 4ème mois après l’opération. Même à temps partiel, cela a été une vraie galère, j’avais franchement l’impression que j’allais  tomber par terre. J’arrivais à travailler correctement durant 4 heures, mais ne pouvais strictement rien faire d’autre. En parallèle, cela entraîne du stress car non seulement ce n’est pas évident de bien travailler mais en plus il y a énormément de choses qui deviennent problématique à réaliser. Dans la section Avancer, j’ai fait tout un tas de petits articles sur des sujets comme remplir le frigo, lire, bouger, voir des amis… J’avais fait d’énormes progrès en 3 mois mais impossible d’assurer ma vie courante à cette reprise de l’activité. Du coup, au bout du rouleau, j’ai été à nouveau arrêtée à temps complet.
  • le 3ème à ma seconde reprise de travail au début du 7ème mois après l’opération. C’était toujours difficile de travailler mais j’ai pu faire d’autres choses à coté, étant toujours à temps partiel. Cependant, la fatigue me guettait toujours et franchement, rythme réduit durant encore 2 mois et beaucoup de repos.
  • le 4ème semble commencer à la date où j’écris cet article, soit plus de 9 mois après l’opération. Je me sens moins fatiguée, capable de faire plus de choses en dehors du travail. Bon, je croise les doigts car je viens de prendre une semaine de vacances (enfin, après presque un an des vacances, à la maison, mais ça fait du bien !) mais la rentrée pour l’instant se passe bien mais toujours à temps partiel.

Avec du recul, et cela n’est peut-être valable que pour moi, j’ai fait quelques constatations:

  • Le stress est le premier facteur qui me fatigue, qu’il soit personnel ou professionnel. Du coup, franchement, je l’évite le plus possible ou sinon, je fais tout pour que les facteurs de stress m’atteignent le moins possible…
  • Mon méningiome présentait une exophtalmie, soignée durant l’opération, avec aussi un impact sur le nerf optique. Du coup, le fait d’avoir des troubles de la vision binoculaire est pour moi le symptôme le plus flagrant que je suis en train de fatiguer trop. J’ai du mal à ne voir qu’une image égal repos. Et comme vous le verrez dans les articles sur la Lecture, lire dans ce cas est très bien en alternant avec la télévision. Cela me repose énormément, visuellement et intellectuellement. Car, ce symptôme va dans les deux sens: plus je fatigue, plus ma vision binoculaire a du mal à ne faire qu’une seule image et du coup, en forçant mes yeux, je fatigue encore plus. Une boucle sans fin que seul le repos peut arrêter. Comme je travaille sur écran, ce n’est pas toujours facile.
  • Un autre symptôme m’indiquant que je suis en train d’aller un peu trop loin est les oreilles qui se mettent à siffler. J’ai parlé des acouphènes en début de convalescence. Aujourd’hui, ils ont quasiment disparu et c’est juste un petit sifflement dans les oreilles mais qui veut dire : STOP, repos.

Pour moi, la fatigue est problématique car c’est un peu une source de frustration. En effet, passer par une épreuve telle que cette opération importante, et bien, à la sortie, j’ai envie de profiter de la vie… et quand on est fatigué, profiter c’est dur. Donc patience… et surtout, éviter l’ennui. Je parlais juste au dessus de la lecture, un plaisir que je retrouve après si longtemps mais aussi écrire ce blog, regarder des films et mes séries préférées, regarder des conférences sur YouTube, … tout cela est nécessaire car autrement si je m’ennuie, personnellement, j’ai un peu tendance à la déprime et à avoir du mal à dormir

Je n’ai pas encore eu le temps de mettre les références en ligne mais il y a des protocoles qui parlent de la durée de convalescence. Constatation: après presque 9 mois de convalescence être toujours fatiguée et à temps partiel paraît très long. D’où d’ailleurs, les quelques recherches statistiques que j’ai faites sur le méningiome pour voir si les particularités de mon cas peuvent expliquer une si longue convalescence… combien de temps avant de retrouver 100% de tonus ? Je verrai bien.

S’écouter, être patient et apprendre à ne pas se laisser envahir par le stress ou par l’ennui sont pour moi les seuls moyens de pouvoir continuer ce long chemin vers le rétablissement complet. Je pense que vivre sa convalescence le plus sereinement possible permettra en fin de compte qu’elle se termine le plus rapidement possible.

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